Sunday, July 29, 2007
Wednesday, June 13, 2007
Monday, April 23, 2007
Tuesday, April 17, 2007
Varanasi le 17/04/07
Il y a 5000 ans, Shiva est mort. Depuis c est avec la flamme de ce premier buffet que l on aide les ames a rejoindre le Nirvana.
Pracach est un jeune homme de mon age que j ai rencontre en regardant des enfants jouer ai cricket sur les ghats. Il travaille au crematorium a qq centaines de metres de la et propose de nous y amener. Bien sur j accete et informe Roger que l on a un nouvel ami.
Arrive sur le lieu, sur la rive du Gange, il se trouve une dizaine de buchets avec pres de 200 Indiens eparpilles autours. Je suis fascine, comme aspire par ces foyers. Nous nous asseyons en retrait sur es marches. Petit a petit, l ambiance se revele. Le prenier son que j entends est le bruit sourd des flammes que je n arrive pas a quitter des yeux alors quelles grignottent doucement le linceul blanc des pieds vers la tete. Toujours des pieds vers la tete.
Puis un second bruit presque regulier me martelle la tete. Celui des employes qui fendent le bois. Mon regard arrive enfin a quitter le linceul pour balayer toute la scene. Au fond, un bateau charge e bois fourmille d hommes qui le dechargent. Sur ma gauche on pese le bois. 200kg sont necessaire. Les familles les plus riche offrent au defunt jusqu a 500 kg. Derriere moi, en heut des marches, des vaches erent au milieu des hommes qui fendent.
Un bateau arrive charge d un nouveau corps. On l emmene dans le bureau du gouvernement pour l enregistrer. Seuls les hommes sont presents. Les femmes ne peuvent pas accompagner l ame dans son dernier voyage.
Le metier de Pracach est de faire les buchets et de s assurer que la cremaytion se passe bien, de remuer les braises.
Ici il n y a pas de paus, on travaille 24h/24. Apres 24h de travail, il se repose 24h.
Il m explique qu avec l arrivee de l ete, la haute saison arrive aussi. La canicule. Ici on est dans une ville sainte et les corps arrivent de toute l inde.
Il n y a que 5 cas pour lesauels on a pas besoin de mutiler les corps. Les Sadous, les femmes enceintes, les enfants de moins de 16 ans et les animaux. Eux sont simplement attaches a un pierre plate et jetes au milieu de la riviere sacree.
Il y a 5000 ans, Shiva est mort. Depuis c est avec la flamme de ce premier buffet que l on aide les ames a rejoindre le Nirvana.
Pracach est un jeune homme de mon age que j ai rencontre en regardant des enfants jouer ai cricket sur les ghats. Il travaille au crematorium a qq centaines de metres de la et propose de nous y amener. Bien sur j accete et informe Roger que l on a un nouvel ami.
Arrive sur le lieu, sur la rive du Gange, il se trouve une dizaine de buchets avec pres de 200 Indiens eparpilles autours. Je suis fascine, comme aspire par ces foyers. Nous nous asseyons en retrait sur es marches. Petit a petit, l ambiance se revele. Le prenier son que j entends est le bruit sourd des flammes que je n arrive pas a quitter des yeux alors quelles grignottent doucement le linceul blanc des pieds vers la tete. Toujours des pieds vers la tete.
Puis un second bruit presque regulier me martelle la tete. Celui des employes qui fendent le bois. Mon regard arrive enfin a quitter le linceul pour balayer toute la scene. Au fond, un bateau charge e bois fourmille d hommes qui le dechargent. Sur ma gauche on pese le bois. 200kg sont necessaire. Les familles les plus riche offrent au defunt jusqu a 500 kg. Derriere moi, en heut des marches, des vaches erent au milieu des hommes qui fendent.
Un bateau arrive charge d un nouveau corps. On l emmene dans le bureau du gouvernement pour l enregistrer. Seuls les hommes sont presents. Les femmes ne peuvent pas accompagner l ame dans son dernier voyage.
Le metier de Pracach est de faire les buchets et de s assurer que la cremaytion se passe bien, de remuer les braises.
Ici il n y a pas de paus, on travaille 24h/24. Apres 24h de travail, il se repose 24h.
Il m explique qu avec l arrivee de l ete, la haute saison arrive aussi. La canicule. Ici on est dans une ville sainte et les corps arrivent de toute l inde.
Il n y a que 5 cas pour lesauels on a pas besoin de mutiler les corps. Les Sadous, les femmes enceintes, les enfants de moins de 16 ans et les animaux. Eux sont simplement attaches a un pierre plate et jetes au milieu de la riviere sacree.
Sunday, April 15, 2007
Arrivee en Bus a Agra. Inde le 15/04/07
C est au petit matin que le bus doit arriver a Agra me permettant de profiter du lever de soleil sur les champs de bles frachement moissonnes. Un arc en ciel de mille couleurs fait de saris porte sur sa tete les bottes de bles en slalomant entre les aiguilles acerees des acacias.
Les hommes ou sont ils bande de fainenants? Ils doivent encore faire le travail le plus difficile qui consiste a boire le the en deconnant avec leurs potes en cherchant ce qu ils vont faire faire a leur femme, cet etre improductif, cette honte de la famille, le lendemain.
Le bus s arrete pour le petit dejeune, j ai la fleme de descendre boire un the. Je n ai pas la force de decoller mon corp de la banquette crasseuse ni envi de prendre le risque dans un SHLAACK, tel un elastoplaste enleve par un medecin sadique, que la crasse arrache les poils de mes jambes.
On traverse des petits vilages en bordure de route ou Indiens et buffles cohabitent. Le buffle, cet animal noir argente est vraiment la richesse locale comme me l a fait comprendre ce paysan, sur la route entre Ranakpur et Udaipur, qui possede une ferme avec 10 buffles et 3 employes. Ho oui il etait fier de ses chiffres.
Finalement ce n est pas au petit matin mais a midi que l on arrive a destination avec 6h de retard et 18h de route. La faute aux arrets frequents pour charger chaque fois un peu plus le toit de pauvre bus diforme, plus haut que long, qui a peine a avancer. Ou encore a cet arret de 10 a 11h pour laisser passer un train qui ne voullait pas arriver. Il etait prevu a 10, il est arive a 11h, c est sur la voie etait libre... Sur le bord de la route des minis champs de canabis a l abandon. A certaines periodes de l annee ils doivent faires des heureux.
C est au petit matin que le bus doit arriver a Agra me permettant de profiter du lever de soleil sur les champs de bles frachement moissonnes. Un arc en ciel de mille couleurs fait de saris porte sur sa tete les bottes de bles en slalomant entre les aiguilles acerees des acacias.
Les hommes ou sont ils bande de fainenants? Ils doivent encore faire le travail le plus difficile qui consiste a boire le the en deconnant avec leurs potes en cherchant ce qu ils vont faire faire a leur femme, cet etre improductif, cette honte de la famille, le lendemain.
Le bus s arrete pour le petit dejeune, j ai la fleme de descendre boire un the. Je n ai pas la force de decoller mon corp de la banquette crasseuse ni envi de prendre le risque dans un SHLAACK, tel un elastoplaste enleve par un medecin sadique, que la crasse arrache les poils de mes jambes.
On traverse des petits vilages en bordure de route ou Indiens et buffles cohabitent. Le buffle, cet animal noir argente est vraiment la richesse locale comme me l a fait comprendre ce paysan, sur la route entre Ranakpur et Udaipur, qui possede une ferme avec 10 buffles et 3 employes. Ho oui il etait fier de ses chiffres.
Finalement ce n est pas au petit matin mais a midi que l on arrive a destination avec 6h de retard et 18h de route. La faute aux arrets frequents pour charger chaque fois un peu plus le toit de pauvre bus diforme, plus haut que long, qui a peine a avancer. Ou encore a cet arret de 10 a 11h pour laisser passer un train qui ne voullait pas arriver. Il etait prevu a 10, il est arive a 11h, c est sur la voie etait libre... Sur le bord de la route des minis champs de canabis a l abandon. A certaines periodes de l annee ils doivent faires des heureux.
Saturday, April 14, 2007
L'Arc-en-ciel
La premiere chose que j 'ai vue avant d' ouvrir les yeux ce matin etait un immense arc-en-ciel.
Je suis en Inde, j'ai Roger qui ronfle a cote de moi, le soleil qui m eblouit, une diaree comme jamais je n en ai eu et ce soir je prends le bus pour un trip de 12h. Demain je visite l un desplus beau monuments du monde, apres demain je pars dans l une des plus belles villes d Inde et je sais deja quel sera mon prochain voyage. Quand? Je ne sais pas, apres l Inde ou apres un retour a la realite et a deux cette fois.
Bref il est evident qu apres chaque orage, chaque mousson, quelle que soit la duree, 5 ans ou une vie, un apparait un immense arc-en-ciel dirige vers un avenir clair peinturlure de 7 couleurs.
Prochain voyage, mis a part le Maroc peut etre cet ete, sera la Mongolie.
Roger est un espagnol rencontre a Delhi et on fait route ensemble jusqu a mon retour en France. Un bon ami...
De seul je suis passe a 2 avec Roger puis 4 puis 3 puis 6 et on est de nouveau a 2. A 6 c etait franchement amusant mais galere pour les decisions.
Vanessa je t ai reconnue... la prochaine fois... signe.
Je cherche toujours un taf donc ouvrez les oreilles
La premiere chose que j 'ai vue avant d' ouvrir les yeux ce matin etait un immense arc-en-ciel.
Je suis en Inde, j'ai Roger qui ronfle a cote de moi, le soleil qui m eblouit, une diaree comme jamais je n en ai eu et ce soir je prends le bus pour un trip de 12h. Demain je visite l un desplus beau monuments du monde, apres demain je pars dans l une des plus belles villes d Inde et je sais deja quel sera mon prochain voyage. Quand? Je ne sais pas, apres l Inde ou apres un retour a la realite et a deux cette fois.
Bref il est evident qu apres chaque orage, chaque mousson, quelle que soit la duree, 5 ans ou une vie, un apparait un immense arc-en-ciel dirige vers un avenir clair peinturlure de 7 couleurs.
Prochain voyage, mis a part le Maroc peut etre cet ete, sera la Mongolie.
Roger est un espagnol rencontre a Delhi et on fait route ensemble jusqu a mon retour en France. Un bon ami...
De seul je suis passe a 2 avec Roger puis 4 puis 3 puis 6 et on est de nouveau a 2. A 6 c etait franchement amusant mais galere pour les decisions.
Vanessa je t ai reconnue... la prochaine fois... signe.
Je cherche toujours un taf donc ouvrez les oreilles
Monday, April 09, 2007
Pushkar le 9/04/07 Inde
Conduire en Inde c est comme etre suicidaire. Au moins pour une journee. C est un petit peu comme jeter un aveugle dans un centre commercial le dernier dimanche avant noel et lui demander de le traverser en ne touchant personne. Ou encore demander a Nemo de nager sans toucher l eau. En plus des pietons, des voitures, des bus, des velos, des camions, des motos, des singes, des elephants, des dromadaires il y a les vaches a eviter. Et attention, un taureau peut cacher un veau! J ai teste.
Bref hier j ai abandonne Roger, mon compagnon de route Espagnol, pour partir la journee en moto avec Ellie, une hollandaise, visiter le desert alentours de Pushkar. Nous avons passe la journee sous un soleil de plomb sur une petite moto datant de la guerre dans un desert similaire aux vallees de l Atlas marocain. C est magnifique, un paysage ocre a perte de vue, peuple de petits arbustes ardents et entoure par une petite chaine montagneuse lunaire.
Les petits villages que l on travese ne voient que tres rarement des touristes et l on decouvre une nouvelle Inde. Des dizaines d enfants qui nous tombent dessus et aucun qui ne demande de roupies, biscuits ou autres choses. Ils veulent juste nous accompagner et des photos. 19 filles et garcons sera notre plus gros convoi. Un sacre bordel dans notre sillage. C est seulement apres 130 km et 7 h d excursion que l on rentre poussiereux mais heureux rejoindre Roger et Catherine, Irlandaise, qui ont prefere la piscine a la moto. C est vrai que les 44 degres C sont difficile a supporter.
La, avec Roger, c est du haut d une colline, dans un temple que nous nous sommes evades pour trouver le calme avant de quitter ce soir Catherine pour descendre, avec Ellie, plus au sud vers Udaipur.
Conduire en Inde c est comme etre suicidaire. Au moins pour une journee. C est un petit peu comme jeter un aveugle dans un centre commercial le dernier dimanche avant noel et lui demander de le traverser en ne touchant personne. Ou encore demander a Nemo de nager sans toucher l eau. En plus des pietons, des voitures, des bus, des velos, des camions, des motos, des singes, des elephants, des dromadaires il y a les vaches a eviter. Et attention, un taureau peut cacher un veau! J ai teste.
Bref hier j ai abandonne Roger, mon compagnon de route Espagnol, pour partir la journee en moto avec Ellie, une hollandaise, visiter le desert alentours de Pushkar. Nous avons passe la journee sous un soleil de plomb sur une petite moto datant de la guerre dans un desert similaire aux vallees de l Atlas marocain. C est magnifique, un paysage ocre a perte de vue, peuple de petits arbustes ardents et entoure par une petite chaine montagneuse lunaire.
Les petits villages que l on travese ne voient que tres rarement des touristes et l on decouvre une nouvelle Inde. Des dizaines d enfants qui nous tombent dessus et aucun qui ne demande de roupies, biscuits ou autres choses. Ils veulent juste nous accompagner et des photos. 19 filles et garcons sera notre plus gros convoi. Un sacre bordel dans notre sillage. C est seulement apres 130 km et 7 h d excursion que l on rentre poussiereux mais heureux rejoindre Roger et Catherine, Irlandaise, qui ont prefere la piscine a la moto. C est vrai que les 44 degres C sont difficile a supporter.
La, avec Roger, c est du haut d une colline, dans un temple que nous nous sommes evades pour trouver le calme avant de quitter ce soir Catherine pour descendre, avec Ellie, plus au sud vers Udaipur.
