Wednesday, August 30, 2006
Monday, August 28, 2006
Le chat
He. He ho heu dis moi chat fait combien de temps que tu l’as pas vu toi ?
Bheeeee que j’a pas vu ki ?
Bheeeeeee le chat pardi !
Haaaaa le chat bheeeeeee ca fé quelque temps que j’l’a pas vu.
Et toi, chat fait combien de temps que tu l’as pas vu le chat ?
Bhe l’a jamais vu le chat !
Bha pourquoi tu l’as jamais vu le chat ?
Bha parce que j’l’a jamais vu.
Mais toi ?
Bhee moi crois bien aussi que j’l’a jamais vu !
Bheeee pourquoi ?
Bheee parce que j’l’e connais pô moi l’chat ! Tu’m’demande si j’la vu mais si je te dis que je l’a pas vu tu vas m’croire que j’l’a pas vu !
He. He ho heu dis moi chat fait combien de temps que tu l’as pas vu toi ?
Bheeeee que j’a pas vu ki ?
Bheeeeeee le chat pardi !
Haaaaa le chat bheeeeeee ca fé quelque temps que j’l’a pas vu.
Et toi, chat fait combien de temps que tu l’as pas vu le chat ?
Bhe l’a jamais vu le chat !
Bha pourquoi tu l’as jamais vu le chat ?
Bha parce que j’l’a jamais vu.
Mais toi ?
Bhee moi crois bien aussi que j’l’a jamais vu !
Bheeee pourquoi ?
Bheee parce que j’l’e connais pô moi l’chat ! Tu’m’demande si j’la vu mais si je te dis que je l’a pas vu tu vas m’croire que j’l’a pas vu !
Tuesday, August 22, 2006
Tuesday, August 08, 2006
Lopburi, (24 juillet 2006)
Lopburi est une ville, avec quelques vieilles pierres, qui pourrait avoir son intérêt s’il n’y avait pas Ayutthaya à moins de 50 km.
Cependant il faut bien faire venir les touristes. Comment faire ? Facile !
En ce mettant dans la peau du touriste on sait qu’il aime bien être dépaysé. En ville, ce n’est pas facile de l’être à moins d’y introduire des singes.
Et oui le principal intérêt de Lopburi est la quantité innombrable de singes. A ce stade là, on pense peut être à un zoo avec beaucoup de macaques. Mais non, on se trompe, ces sales bestioles sont en totale liberté. Une liberté telle que la tendance s’inverse, les arbres sont mis en cage pour ne pas être trucidés par l’animal !
Maintenant imaginé une ville envahie d’un animal à 4 mains qui peut se déplacer en 3 dimensions qui est voleur et puant. Une vision horrible à tel point que l’on doit se barricader, mettre des grilles aux fenêtres, fermer ses balcons, ne rien laisser dépasser et tout camoufler. Au final quand l’on rentre dans Lopburi, après les 15 premières minutes à s’émerveiller comme un singe devant des milliers de macaques, on s’aperçoit que l’on est dans un immense zoo, mais un zoo non pas pour les animaux mais pour les humains.
Lopburi est une ville, avec quelques vieilles pierres, qui pourrait avoir son intérêt s’il n’y avait pas Ayutthaya à moins de 50 km.
Cependant il faut bien faire venir les touristes. Comment faire ? Facile !
En ce mettant dans la peau du touriste on sait qu’il aime bien être dépaysé. En ville, ce n’est pas facile de l’être à moins d’y introduire des singes.
Et oui le principal intérêt de Lopburi est la quantité innombrable de singes. A ce stade là, on pense peut être à un zoo avec beaucoup de macaques. Mais non, on se trompe, ces sales bestioles sont en totale liberté. Une liberté telle que la tendance s’inverse, les arbres sont mis en cage pour ne pas être trucidés par l’animal !
Maintenant imaginé une ville envahie d’un animal à 4 mains qui peut se déplacer en 3 dimensions qui est voleur et puant. Une vision horrible à tel point que l’on doit se barricader, mettre des grilles aux fenêtres, fermer ses balcons, ne rien laisser dépasser et tout camoufler. Au final quand l’on rentre dans Lopburi, après les 15 premières minutes à s’émerveiller comme un singe devant des milliers de macaques, on s’aperçoit que l’on est dans un immense zoo, mais un zoo non pas pour les animaux mais pour les humains.
Monday, August 07, 2006
Le remote contrôle
Aujourd’hui il fait chaud, très chaud. De cette chaleur étouffante saturée d’humidité. On décide de ne rien se refuser et de s’offrir un guest house avec clim…
Après une bonne douche on s’allonge pour une petite sieste bien méritée mais voila que l’on ne sèche pas. La chaleur écrasante nous fait évacuer le peu d’eau qu’il nous reste.
Là on se frotte les mains et l’on se félicite de notre excès de luxe et d’avoir choisit une chambre avec air conditionné.
Après avoir chercher pendant 1/4 d’heure le remote contrôle, on découvre qu’il faut allumer la clim avec le disjoncteur. En quelques secondes on sent l’ambiance qui devient plus fraiche, l’air respirable. On se recouche et la sieste tant attendu peut commencer.
5 minutes passent dans cette délicieuse fraicheur quand avec un geste d’inattention je remonte le drap.
5 minutes passent encore et je sens la gorge qui me pique, le givre se fige sur la moustache et j’ai une goutte gelée au nez. Aïe, on va avoir besoin du remote contrôle pour tempérer l’ambiance.
- He Zine tu te sens de descendre chercher le remote ?
- Non Zin, vas y !
Après quelques temps à se défier du regard et 5° en moins, je me décide à aller chercher le remote.
- Sawasdee Krap, May I have the remote contrôle please?
- Araïna?
Merde il ne parle pas anglais.
- Heu… Bedroom, air cond… heu… breuuuuu cold Mak Mak! Remote contrôle please.
- Araïna?
- Je te dis qu’avec Zine on se gèle, file moi la télécommande de la clim !
- Kha pum !
- No thanks, it’s not necessary, I can use it by myself I don’t need you technician. Just please give the battery.
Et me voila après une brève négociation pour éviter de laisser une caution (au cas où j’aurai eu envi de voler une remote contrôle d’une clim que je n’ai pas chez moi…) de retour triomphant dans la chambre. Là je retrouve Zine complètement frigorifiée sous sa serviette de toilette.
- Heu… Zine t’avais le droit de couper le disjoncteur.
- Ha, j’y avais pô pensé.
- Bha tant pis, j’ai le remote.
Je m’empresse de monter la température de 18 à 27°. Sur chaque degrés de gagner, l’engin bip 8 fois… soit un total de 72 bips (pour la suite de l’histoire il est important de tous les énumérer, et aussi car il n’y a pas de raison que Zine et moi soyons les seuls à les avoir subis).
Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip
- Heu Zine, ca me semble bizarre tout ces bips.
Attend je vais être malin, au lieu d’attendre que la température monte et m’assurer que le remote remonte bien le t°, je vais appuyer sur le bouton power.
Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip
- A he bhe Zin, t’es malin, mais ca marche pas. On ce gèle toujours.
- Merci j’ai vu ! Je retourne à l’accueil demander un autre remote.
- Xcuse me, this remote contrôle is failed, do you have an other one ?
- Araïna?
Il n’a toujours pas appris l’anglais.
- Heuu remote contrôle… heuu ben putain dead. Give me new.
…
- Non juste un nouveau remote, la technicienne je pense que je dois pouvoir m’en passer. C’est juste une clim… et auj je me sens capable de la faire fonctionner (pourquoi m’emmerder à lui parler anglais ?)
Bon ok, no problemo pour que la technicienne vienne. Si on se gèle plus c’est l’essentiel.
- Yes you can go in the bed room.
Elle appui sur le bouton
… Rien!
Elle fronce les sourcils… réfléchie fort… gnnnnnnnnnnnnnnnnnn… enlève ses chaussures, fait 2 pas, monte sur le lit (je t’en prie fait comme chez toi), lève le bras et appui sur le bouton.
Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip
Elle descend du lit, toute fière d’y avoir réussi.
Hop, elle est rapide mais moins que moi je la rattrape, et lui mime le fait que l’on se gèle toujours et que 8 bips est synonyme de pas OK.
Là elle comprend du premier coup mon mimage de gars qui a froid, elle me prend la remote contrôle et en accentuant ses gestes, elle me montre ou appuyer.
- … dis-je.
Alors je repense à mon coup de génie de tout à l’heure, j’appui sur le bouton power pour lui montrer que l’air cond ne s’éteint pas.
- Look, when I push the button “power”, the air cond doesn’t turn off. That means pb…
- Araïna? Me no English.
Mais elle a tout de même compris ce que je lui montre. Le bouton power. Elle me regarde et me montre le disjoncteur au mur, se meut dans l’espace et va disjoncter le disjoncteur.
Là le regard vif de celle qui a vaincu la technologie, elle me montre l’appareil qui est réduit au silence.
- … dis-je.
- Ecoute Zine, arrête de rire, on va mettre le ventilateur !
Aujourd’hui il fait chaud, très chaud. De cette chaleur étouffante saturée d’humidité. On décide de ne rien se refuser et de s’offrir un guest house avec clim…
Après une bonne douche on s’allonge pour une petite sieste bien méritée mais voila que l’on ne sèche pas. La chaleur écrasante nous fait évacuer le peu d’eau qu’il nous reste.
Là on se frotte les mains et l’on se félicite de notre excès de luxe et d’avoir choisit une chambre avec air conditionné.
Après avoir chercher pendant 1/4 d’heure le remote contrôle, on découvre qu’il faut allumer la clim avec le disjoncteur. En quelques secondes on sent l’ambiance qui devient plus fraiche, l’air respirable. On se recouche et la sieste tant attendu peut commencer.
5 minutes passent dans cette délicieuse fraicheur quand avec un geste d’inattention je remonte le drap.
5 minutes passent encore et je sens la gorge qui me pique, le givre se fige sur la moustache et j’ai une goutte gelée au nez. Aïe, on va avoir besoin du remote contrôle pour tempérer l’ambiance.
- He Zine tu te sens de descendre chercher le remote ?
- Non Zin, vas y !
Après quelques temps à se défier du regard et 5° en moins, je me décide à aller chercher le remote.
- Sawasdee Krap, May I have the remote contrôle please?
- Araïna?
Merde il ne parle pas anglais.
- Heu… Bedroom, air cond… heu… breuuuuu cold Mak Mak! Remote contrôle please.
- Araïna?
- Je te dis qu’avec Zine on se gèle, file moi la télécommande de la clim !
- Kha pum !
- No thanks, it’s not necessary, I can use it by myself I don’t need you technician. Just please give the battery.
Et me voila après une brève négociation pour éviter de laisser une caution (au cas où j’aurai eu envi de voler une remote contrôle d’une clim que je n’ai pas chez moi…) de retour triomphant dans la chambre. Là je retrouve Zine complètement frigorifiée sous sa serviette de toilette.
- Heu… Zine t’avais le droit de couper le disjoncteur.
- Ha, j’y avais pô pensé.
- Bha tant pis, j’ai le remote.
Je m’empresse de monter la température de 18 à 27°. Sur chaque degrés de gagner, l’engin bip 8 fois… soit un total de 72 bips (pour la suite de l’histoire il est important de tous les énumérer, et aussi car il n’y a pas de raison que Zine et moi soyons les seuls à les avoir subis).
Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip
- Heu Zine, ca me semble bizarre tout ces bips.
Attend je vais être malin, au lieu d’attendre que la température monte et m’assurer que le remote remonte bien le t°, je vais appuyer sur le bouton power.
Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip
- A he bhe Zin, t’es malin, mais ca marche pas. On ce gèle toujours.
- Merci j’ai vu ! Je retourne à l’accueil demander un autre remote.
- Xcuse me, this remote contrôle is failed, do you have an other one ?
- Araïna?
Il n’a toujours pas appris l’anglais.
- Heuu remote contrôle… heuu ben putain dead. Give me new.
…
- Non juste un nouveau remote, la technicienne je pense que je dois pouvoir m’en passer. C’est juste une clim… et auj je me sens capable de la faire fonctionner (pourquoi m’emmerder à lui parler anglais ?)
Bon ok, no problemo pour que la technicienne vienne. Si on se gèle plus c’est l’essentiel.
- Yes you can go in the bed room.
Elle appui sur le bouton
… Rien!
Elle fronce les sourcils… réfléchie fort… gnnnnnnnnnnnnnnnnnn… enlève ses chaussures, fait 2 pas, monte sur le lit (je t’en prie fait comme chez toi), lève le bras et appui sur le bouton.
Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip
Elle descend du lit, toute fière d’y avoir réussi.
Hop, elle est rapide mais moins que moi je la rattrape, et lui mime le fait que l’on se gèle toujours et que 8 bips est synonyme de pas OK.
Là elle comprend du premier coup mon mimage de gars qui a froid, elle me prend la remote contrôle et en accentuant ses gestes, elle me montre ou appuyer.
- … dis-je.
Alors je repense à mon coup de génie de tout à l’heure, j’appui sur le bouton power pour lui montrer que l’air cond ne s’éteint pas.
- Look, when I push the button “power”, the air cond doesn’t turn off. That means pb…
- Araïna? Me no English.
Mais elle a tout de même compris ce que je lui montre. Le bouton power. Elle me regarde et me montre le disjoncteur au mur, se meut dans l’espace et va disjoncter le disjoncteur.
Là le regard vif de celle qui a vaincu la technologie, elle me montre l’appareil qui est réduit au silence.
- … dis-je.
- Ecoute Zine, arrête de rire, on va mettre le ventilateur !
Sunday, August 06, 2006
Le Cambodge (juillet 2006)
MVI_1421
Uploaded by Puine
Passer de la Thaïlande au Cambodge, c’est rajeunir de 50 ans. On passe de la moto pousse à l’homme « tire » des vieilles carrioles en bois utiles à transporter les homes, les animaux, les sacs de riz. On passe aussi de jolies routes goudronnées à une piste toute droite qui est d’ailleurs plus un champ de crevasses qu’une piste. Plus de 6H pour faire 150 km ça calme ! Le mini bus avait la même gueule au départ qu’à l’arrivée et je me demande comment il démarre chaque jour pour reprendre ce service infernal.
Vu le temps passé dans ce bus, j’ai eu l’occasion de regarder le paysage. Des étendues de champs de riz à perte de vue. Ce spectacle avec ces différences de tons dansant sous le vent, du vert clair lumineux au vert sombre m’en a mi plein les yeux.
Cette entrée en matière me laisse penser que je vais adorer le Cambodge.
Il y a aussi ces tout petits villages de huttes en bambou avec les enfants qui jouent nus dans la boue (ha oui j’avais pas dit, c’est la saison des pluies) et les hommes regroupés et qui ne parlent pas. Ils attendent juste que le temps passe certainement à la même vitesse que notre bus.
Après cet interminable voyage au cœur du Cambodge, après ces 6 heures de bonheur silencieux, après ce dépaysement total, on arrive à la nuit à Siem Reap.
Là on se prend une seconde claque encore plus violente que la première. Des lumières partout qui contrastent avec l’unique néon des huttes que l’on a doublées sur la piste. Des hôtels de luxe par dizaines qui s’égrainent dans toute la ville le long de belles « routes ».
On prend le premier Guest House que l’on trouve, c'est-à-dire celui dans lequel s’arrête le bus. 5$ la nuit. Etrange, on parle en dollar alors que la monnaie locale est le Riel.
Le lendemain on décide d’aller visiter les temples d’Angkor (c’est un peu le but du voyage quand même, la décision est facile à prendre) et de ce faire conduire en moto Tuktuk.
10$ la journée, contraste avec la Thaïlande et on commence à constater que ce pays pauvre pratique les même prix qu’en Europe. Pas grave, on a les moyens et on est là pour en profiter. Mais pourquoi des prix se chers dans un pays si pauvre.
Il ne faut pas réfléchir longtemps pour comprendre. Nous sommes dans l’un des endroits le plus du monde. Les touristes arrivent tous en avion, dorment dans un hôtel de luxe, visitent les temples et repartent. Les cambodgiens comprennent vite que ces touristes là ont de quoi dépenser donc augmentent les prix.
Enfin nous arrivons aux temples. Le 1er à s’ouvrir à nous est l’Angkor Wat. Immense !
Que des vieilles pierres toutes encore les unes sur les autres pour faire un assemblage bien rangé d’une beauté gigantesque impressionnante.
Suite à cette mise en bouche délicieuse, notre tuktuk nous emmène à Bayon Wat. Surprise, nous sommes dans ce lieu légendaire avec ce fameux visage fait d’empilage de pierres. L’étonnement fait qu’il n’y a pas qu’un seul visage mais des dizaines généralement disposées sur les 4 faces d’un Prang.
Enfin nous terminons par Ta Phrom Wat qui est avalé par la jungle. Les murs sont recouverts d’un mousse verte brillante qui donne une luminosité particulière au lieu. La caractéristique de ce temple est les arbres centenaires qui poussent sur les édifices et laissent dégouliner leurs racines, blanches et brillantes, le longs des murs.
Les temples sont beaux, mais louer des vélos et s’enfoncer dans les rues étroites au milieu des bidonvilles en taules et paille nous permet de voir ce qu’est le vrai Cambodge aux portes d’une ville. Il y a dans ce pays des enfants partout qui courent et jouent dans tous les sens. Un jeu fameux est le lancé de la tongue. Je ne maîtrise pas encore les règles. Les autres occupations sont les mêmes que dans tous les pays du monde, on fouille dans la terre, dans la boue et un bout de polystyrène devient un yacht, un bâton devient une lance.
Quand on continue à s’enfoncer on se retrouve au milieu des champs de riz. La poussière vole sous les rafales de vent et pique les yeux. Les buffles ne sont pas encore remplacés par la « machine ».
Pour conclure, les temples sont à voir, la campagne est à voir, les villes sont à fuir !
Le temple d'Angkor
Le temple d'Angkor
Le temple d'Angkor
Le temple d'Angkor
Le temple d'Angkor
Le temple Bayon
Le temple Bayon
Le temple Bayon
Le temple Bayon
Le temple Bayon
Ta Phrom
Ta Phrom
Ta Phrom
Ta Phrom
Ta Phrom
Labeur dans un champ de riz
Habitation
Habitation
Champs de riz et palmiers
MVI_1421
Uploaded by Puine
Passer de la Thaïlande au Cambodge, c’est rajeunir de 50 ans. On passe de la moto pousse à l’homme « tire » des vieilles carrioles en bois utiles à transporter les homes, les animaux, les sacs de riz. On passe aussi de jolies routes goudronnées à une piste toute droite qui est d’ailleurs plus un champ de crevasses qu’une piste. Plus de 6H pour faire 150 km ça calme ! Le mini bus avait la même gueule au départ qu’à l’arrivée et je me demande comment il démarre chaque jour pour reprendre ce service infernal.
Vu le temps passé dans ce bus, j’ai eu l’occasion de regarder le paysage. Des étendues de champs de riz à perte de vue. Ce spectacle avec ces différences de tons dansant sous le vent, du vert clair lumineux au vert sombre m’en a mi plein les yeux.
Cette entrée en matière me laisse penser que je vais adorer le Cambodge.
Il y a aussi ces tout petits villages de huttes en bambou avec les enfants qui jouent nus dans la boue (ha oui j’avais pas dit, c’est la saison des pluies) et les hommes regroupés et qui ne parlent pas. Ils attendent juste que le temps passe certainement à la même vitesse que notre bus.
Après cet interminable voyage au cœur du Cambodge, après ces 6 heures de bonheur silencieux, après ce dépaysement total, on arrive à la nuit à Siem Reap.
Là on se prend une seconde claque encore plus violente que la première. Des lumières partout qui contrastent avec l’unique néon des huttes que l’on a doublées sur la piste. Des hôtels de luxe par dizaines qui s’égrainent dans toute la ville le long de belles « routes ».
On prend le premier Guest House que l’on trouve, c'est-à-dire celui dans lequel s’arrête le bus. 5$ la nuit. Etrange, on parle en dollar alors que la monnaie locale est le Riel.
Le lendemain on décide d’aller visiter les temples d’Angkor (c’est un peu le but du voyage quand même, la décision est facile à prendre) et de ce faire conduire en moto Tuktuk.
10$ la journée, contraste avec la Thaïlande et on commence à constater que ce pays pauvre pratique les même prix qu’en Europe. Pas grave, on a les moyens et on est là pour en profiter. Mais pourquoi des prix se chers dans un pays si pauvre.
Il ne faut pas réfléchir longtemps pour comprendre. Nous sommes dans l’un des endroits le plus du monde. Les touristes arrivent tous en avion, dorment dans un hôtel de luxe, visitent les temples et repartent. Les cambodgiens comprennent vite que ces touristes là ont de quoi dépenser donc augmentent les prix.
Enfin nous arrivons aux temples. Le 1er à s’ouvrir à nous est l’Angkor Wat. Immense !
Que des vieilles pierres toutes encore les unes sur les autres pour faire un assemblage bien rangé d’une beauté gigantesque impressionnante.
Suite à cette mise en bouche délicieuse, notre tuktuk nous emmène à Bayon Wat. Surprise, nous sommes dans ce lieu légendaire avec ce fameux visage fait d’empilage de pierres. L’étonnement fait qu’il n’y a pas qu’un seul visage mais des dizaines généralement disposées sur les 4 faces d’un Prang.
Enfin nous terminons par Ta Phrom Wat qui est avalé par la jungle. Les murs sont recouverts d’un mousse verte brillante qui donne une luminosité particulière au lieu. La caractéristique de ce temple est les arbres centenaires qui poussent sur les édifices et laissent dégouliner leurs racines, blanches et brillantes, le longs des murs.
Les temples sont beaux, mais louer des vélos et s’enfoncer dans les rues étroites au milieu des bidonvilles en taules et paille nous permet de voir ce qu’est le vrai Cambodge aux portes d’une ville. Il y a dans ce pays des enfants partout qui courent et jouent dans tous les sens. Un jeu fameux est le lancé de la tongue. Je ne maîtrise pas encore les règles. Les autres occupations sont les mêmes que dans tous les pays du monde, on fouille dans la terre, dans la boue et un bout de polystyrène devient un yacht, un bâton devient une lance.
Quand on continue à s’enfoncer on se retrouve au milieu des champs de riz. La poussière vole sous les rafales de vent et pique les yeux. Les buffles ne sont pas encore remplacés par la « machine ».
Pour conclure, les temples sont à voir, la campagne est à voir, les villes sont à fuir !
Le temple d'Angkor
Le temple d'Angkor
Le temple d'Angkor
Le temple d'Angkor
Le temple d'Angkor
Le temple Bayon
Le temple Bayon
Le temple Bayon
Le temple Bayon
Le temple Bayon
Ta Phrom
Ta Phrom
Ta Phrom
Ta Phrom
Ta Phrom
Labeur dans un champ de riz
Habitation
Habitation
Champs de riz et palmiers
Un texte de moi pour moi.
Le tableau
J’ai un tableau dans la tête. Non pas un Van Gogh ou un Dali, se serait trop beau, j’ai un tableau Velléda.
Ce fameux tableau m’a beaucoup aidé dans les moments difficiles mais il m’a aussi fait rater beaucoup de choses, de bons moments. J’ai perdu des amours comme ça, d’un coup d’un seul. Sans raison réelle juste car ce jour là j’en ai eu assez d’un détail, d’une situation, d’une phrase ou d’une hésitation. Sans le vouloir j’ai tout oublié pour revenir à cette surface blanche et brillante sans aucun stigmate de pleurs, de rires, de déchirements ou même de vie. Plus rien, le néant.
Ce tableau m’a sauvé lors du décès de mon père. La souffrance que j’ai ressentie était telle que je suis comme tombé dans un coma éveillé, comme drogué et conscient et j’ai vécu ainsi pendant longtemps en fuyant le souvenir de celui qui m’a abandonné. Aujourd’hui quand je repense à lui, j’ai de la peine, de la joie, des sourires et des pleurs en même temps. J’ai Jacques Brel dans la tête, les « tocs » des boules de billard qui s’entrechoquent, le gout du whisky au sirop d’orange, l’odeur de la sciure et de l’essence mélangé.
Quand je ferme les yeux je vois ses mains, ses mains de publicité pour crème solaire, je vois ce corps étendue sur une table froide, je me vois en train dormir sur le lit d’à côté, je me vois en train de parler à ce corps gonflé, je me vois moi à Paris lui à Mérindol et nous séparés pour la vie.
Voila ce que peut faire un bête tableau blanc, arriver au moment où l’on ne s’y attend pas et tout effacer, tout tuer. Il tue les gens, les amitiés, les amours, et les douleurs.Aujourd’hui il est là, tout proche en train de brandir son éponge et menacer. Je résiste, je lutte, je refuse et je gagne car je sais qu’il ne faut pas effacer, pas maintenant, c’est trop tôt, j’ai toute la vie devant moi et ma vie ne doit pas tenir à une éponge.
Le tableau
J’ai un tableau dans la tête. Non pas un Van Gogh ou un Dali, se serait trop beau, j’ai un tableau Velléda.
Ce fameux tableau m’a beaucoup aidé dans les moments difficiles mais il m’a aussi fait rater beaucoup de choses, de bons moments. J’ai perdu des amours comme ça, d’un coup d’un seul. Sans raison réelle juste car ce jour là j’en ai eu assez d’un détail, d’une situation, d’une phrase ou d’une hésitation. Sans le vouloir j’ai tout oublié pour revenir à cette surface blanche et brillante sans aucun stigmate de pleurs, de rires, de déchirements ou même de vie. Plus rien, le néant.
Ce tableau m’a sauvé lors du décès de mon père. La souffrance que j’ai ressentie était telle que je suis comme tombé dans un coma éveillé, comme drogué et conscient et j’ai vécu ainsi pendant longtemps en fuyant le souvenir de celui qui m’a abandonné. Aujourd’hui quand je repense à lui, j’ai de la peine, de la joie, des sourires et des pleurs en même temps. J’ai Jacques Brel dans la tête, les « tocs » des boules de billard qui s’entrechoquent, le gout du whisky au sirop d’orange, l’odeur de la sciure et de l’essence mélangé.
Quand je ferme les yeux je vois ses mains, ses mains de publicité pour crème solaire, je vois ce corps étendue sur une table froide, je me vois en train dormir sur le lit d’à côté, je me vois en train de parler à ce corps gonflé, je me vois moi à Paris lui à Mérindol et nous séparés pour la vie.
Voila ce que peut faire un bête tableau blanc, arriver au moment où l’on ne s’y attend pas et tout effacer, tout tuer. Il tue les gens, les amitiés, les amours, et les douleurs.Aujourd’hui il est là, tout proche en train de brandir son éponge et menacer. Je résiste, je lutte, je refuse et je gagne car je sais qu’il ne faut pas effacer, pas maintenant, c’est trop tôt, j’ai toute la vie devant moi et ma vie ne doit pas tenir à une éponge.
Le weekend du 14 juillet 2006 nous avons emmenés tous les employés dans la campagne Thaïlandaise.
La plus part n'avaient jamais quittés leur ville natale et c'était magique de les voir s'extasier devant tout.
Ce weekend nous a permi de tous nous rapprocher les uns des autres, de m'apercevoir une nouvelle que je travaille avec des personnes vraies, sensibles et avec un coeur gigantesque. C'est impressionnant comme les Thaïlandais n'ont pas grand chose mais le peu qu'ils ont ils le partage.
Bref ces 3 jours ont été magique!
Dans le bus
Vidéo envoyée par Puine
Dans cette vidéo, il a fallut que j'ouvre le Bal. J'aime pas bcp, mais j'ai jouer le jeu, il fallait bien que je me fasse bisuter.
La plus part n'avaient jamais quittés leur ville natale et c'était magique de les voir s'extasier devant tout.
Ce weekend nous a permi de tous nous rapprocher les uns des autres, de m'apercevoir une nouvelle que je travaille avec des personnes vraies, sensibles et avec un coeur gigantesque. C'est impressionnant comme les Thaïlandais n'ont pas grand chose mais le peu qu'ils ont ils le partage.
Bref ces 3 jours ont été magique!
Dans le bus
Vidéo envoyée par Puine
Dans cette vidéo, il a fallut que j'ouvre le Bal. J'aime pas bcp, mais j'ai jouer le jeu, il fallait bien que je me fasse bisuter.
On ne peut pas considérer une usine ouverte, prête à produire tant qu'elle n'a pas été bénie.
Pour cela on invite des moines (toujours un nombre impair) entre 1 et 9.
Pour Celeste-Asia nous avons eu la chance d'en avoir 9... cela nous permet de mettre toutes les chances de notre côté pour avoir un avenir paisible.
Voici la prière en image.
Pour cela on invite des moines (toujours un nombre impair) entre 1 et 9.
Pour Celeste-Asia nous avons eu la chance d'en avoir 9... cela nous permet de mettre toutes les chances de notre côté pour avoir un avenir paisible.
Voici la prière en image.


























