Sunday, September 03, 2006






Bangkok (3 septembre 2006)

Bangkok à 3 visages.
Le New York avec ses tours immenses, toutes faites de miroirs. Ces tours donnent un reflet bleu à la ville. La couleur est peut être choisie spécialement pour effacer la pollution ineffaçable.



Ce Bangkok NY est l’image de l’argent et montre à la terre entière l’opulence du pays, Bangkok capitale économique de l’Asie.
Ce visage de Bangkok est aussi celui des personnes qui ont les moyens, celles qui n’ont rien à faire mais qui sont toujours pressées, qui consomment tout en boite, même le sport. C’est plus hygiénique.

















Ensuite il y a Bangkok et sa vie sexuelle nocturne. Pathpong, Nana, 2 quartiers réputés dans le monde entier. J’ai rencontré des personnes qui ne trouvaient pas ça choquant. :;, !$$*ù$ Pathpong à Bangkok, Chicag à Toulon, la même chose ?
Pathpong est une rue avec en son centre le marché nocturne de la contre façon et sur chaque bord des bars dédiés au sexe et aux shows qui s’y rattachent. Lorsque l’on y pénètre (on n’entre pas dans la rue du sexe, on y pénètre), on est accosté de tous côtés pour entrer voir les shows. Mais voir quoi ?
Au rez-de-chaussée, rien de bien méchant, des dizaines de filles en toute petite tenue qui dansent sur une extrade centrale en se frottant à des barres en fer. Là, rien de bien choquant si ce n’est ces 5 femmes, ou plutôt adolescentes qui elles aussi jouent avec ces phallus géants.A l’étage, et bien ferme les yeux et imagine le pire. Si tu es normalement constitué, tu es loin du compte. C’est bien pire encore.

Et puis il y a le 3ièm visage. Ouf, celui que j’écris avec plaisir sans arriver à dire ce que je veux.
Ce troisième visage, je suis reparti le découvrir ce matin, prés du port. L’année dernière au détour d’une balade en vélo je l’avais entraperçu. Cette fois ci, je ne me suis pas encombré ni du vélo, ni des amis.
Cet aspect de la ville est pauvre, très pauvre même, mais une nouvelle fois c’est dans la pauvreté que l’on retrouve la plus grande richesse de cœur et d’authenticité. Mon seul regret de la journée a été cette brioche au petit déj car j’ai été invité à manger une bonne dizaine de fois et je n’ai pu accepter qu’une seule fois. Et oui en partant dans les bidonvilles ce matin, je ne savais pas trop quels risques je courrais avec mon gros appareil photo autour du cou. Le seul risque que j’ai pris était de prendre 3 kilos en mangeant à tous les râteliers.


Tout a commencé par une grosse musique devant les grilles du port. Mon expérience de la Thaïlande m’a tout de suite dirigée vers un temple ou une grosse fête se préparait. Sitôt dans l’enceinte du temple, me voila avec un verre à la main. Une boisson très sucrée que je bois… par politesse d’autant plus que ma généreuse donatrice a décidé que l’on partagerait la même paille.

(Ci contre ma donatrice)




Cette étape dans le temple a été un festival de portraits, tous voulaient être pris en photo. Tout le monde ou presque y est passé. Dans cette ambiance de fête, en plus de la musique, tout le monde parlait fort, rigolé et faisait gentiment la queue pour manger. Je ne sais toujours pas si ce n’était pas une sorte de soupe populaire. Là, bien évidemment, bien que je sois farrang et donc pas dans le besoin, tout le monde me tendait une assiette.Après une bonne heure à parler un peu en anglais, un peu en Thaï et beaucoup en geste, je m’échappe pour retrouver le calme de la ruelle et me diriger vers ce quartier que j’ai tellement envi de revoir. Les bidonvilles de Bangkok, quitter NY pour Calcutta.


















Enfin m’y voila et voila un gentil monsieur en mobylette qui me propose de me conduire jusqu’à l’arrêt de bus. Je lui explique que je ne veux pas, que je veux marcher ici, dans ces rues. Il me dit que non ici c’est pas beau. Alors je lui explique que ce pas beau là, je veux le voir et le montrer aux autres pour que l’on sache que Bangkok n’est pas seulement une grande ville ultra moderne. Je lui explique que les farrangs imaginent Bangkok riche alors que ce n’est pas le cas. Toute cette petite discussion baragouinée en anglais très sommaire à durée un bon 1/4 d’heure et c’est conclue par un merci du conducteur de mobylette. J’ai un peu honte car les photos ne rendent pas et je n’ai pas vraiment les moyens de montrer à une masse ce Bkk là.




(Petite aparté, je suis dans un parc en train d’écrire ces quelques lignes quand je vois un animal qui bouge bizarrement. J’attrape mon appareil photo, laisse tout en plan et me dirige vers la bête. Un varan d’1,5 mètre. J’en au jamais vu à Borelli).







Par la suite dans une de ces ruelles très étroites, mais toujours très fleurie une famille est assise par terre en train de manger. Quand je passe j’entends le fameux « farrang, farrang » et me retourne pour leur demander en Thaï s’ils vont bien. Oui ils allaient bien, et m’ont proposé de manger. C’était une sorte de PadThaï et cette fois-ci j’ai accepté. Là personne ne parlait anglais et la discussion a été très restreinte, juste des regards, les 5 mots que je connais en Thaï et des rires d’incompréhensions.



Pour le reste de ma matinée, cela se passe de commentaires, il y a eu des sourires, beaucoup, des vieux, des jeunes, des tas d’ordures, des cochons dans des tas d’ordures.

Oui un aspect de Bangkok est pauvre, mais une fois de plus après un an en Thaïlande je suis encore impressionné par tous ces sourires qui sont distribués.